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"La performance si c’est ça, je veux bien en faire tous les jours !" cadre de soin dans un hôpital.
Les notions de performance et de raison d’être sont étroitement liées. Comme l’explique Benoît de Saint Vincent, associé PRAGMA, l’accomplissement que sous-tend la performance rejoint la réalisation de la vocation de l’entreprise.

La notion de performance s’est développée dans les entreprises à partir des années 80 et s’est traduite par la mise en œuvre d’indicateurs de performance – les fameux KPIs (key performance indicators). Ils ont pour but de responsabiliser les acteurs de l’entreprise sur des résultats au-delà du champ financier. Pour l’entreprise, ils accompagnent la prise de conscience que la réussite durable passe par les impératifs de rentabilité pour les actionnaires, mais aussi par la qualité de la relation avec les clients, les partenaires, les acteurs de l’environnement, les salariés.

"Le but des KPIs est de rappeler que la performance dépasse le champ financier." Benoît de Saint Vincent, associé Pragma

Pour la France, en 2001, la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) a inscrit la performance comme un principe fondateur de la gestion publique. Le principe affirme que la réussite de l’action publique (politique publique) s’observe d’abord aux travers des résultats obtenus pour la collectivité nationale comme pour les usagers et de l’efficience des ressources engagées et pas seulement par le biais de la bonne consommation des ressources. Dans ces conditions le principe de performance apparait comme un principe d’action de bon sens.

"L’étymologie nous dit que la performance vaut accomplissement des attendus." B.S.V.

Cependant, pour les acteurs de l’entreprise ou les agents de la fonction publique la notion de performance est souvent mal reçue et perçue comme la nécessité de travailler davantage avec des ressources de plus en plus contraintes. L’étymologie peut aider à saisir la signification profonde : tirée du verbe latin « performare » que l’on traduirait par accomplir, achever et de l’anglais « to perform » qui a une signification identique, la performance emporte donc l’accomplissement ou la réussite d’une activité. On trouvera également dans la théorie de la causalité d’Aristote, notamment avec la notion de « cause finale » des pistes pour comprendre ce qui se joue avec la notion de la performance.

Qu’est-ce que cette perspective d’accomplissement vient convoquer pour l’entreprise et ses acteurs ? Comme un être humain est appelé à s’accomplir, ce qui d’ailleurs est source d’une forte motivation (Maslow, Herzberg), qu’est ce que l’entreprise est appelée à accomplir avec la performance, sinon sa mission, sa vocation ou sa raison d’être.

Expliciter la raison d’être avec la performance traduit le sens en mesure signifiante du quotidien

Comme l’atteste les multiples applications, en entreprises ou dans les organisations publiques, la caractérisation de la performance, appuyée sur la raison d’être, en termes d’objectifs et d’indicateurs, engendre l’adhésion et l’engagement des acteurs. Une forme d’alchimie, individuelle et collective, s’opère : le sens des activités se précise et se partage, la compréhension de la contribution attendue s’accroit, les liens entre les contributeurs se révèlent, l’intelligence collective se forme, la motivation se renouvelle ! C’est cette alchimie qui fit dire à ces commerciaux en difficulté avec les KPIs : "Les indicateurs et la performance, c’est plus clair et motivant comme ça !" ? La pratique de cette notion fit aussi dire à des directeurs de service, "Pourquoi faut-il attendre d’avoir 50 ans pour accéder à ces notions indispensables en management ?".
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