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La question du recrutement et la pénurie de main d’œuvre


Ampleur du sujet :
La question est mondiale et des études l’annonçaient depuis longtemps. Si la France vit cette’ difficulté avec un niveau de chômage significatif, ce n’est pas le cas de nombreux pays qui vivent la même difficulté tout en ayant un niveau de chômage très bas. C’est le cas des USA et celui de l’Allemagne. 
De très nombreux secteurs sont touchés : l’hôtellerie restauration, l'automobile, l'agroalimentaire et le bâtiment, l'électronique, la métallurgie, l’informatique et la chimie, le secteur des soins et des services à la personne…
Au total, désormais la moitié des chefs d’entreprise interrogés déclarent des difficultés. Elles s’accentuent rapidement. (36% en mai, 55 en juillet et 50 en aout). 2/3 des restaurateurs, 70% des sociétés d’informatiques
 
C’est un phénoméne en forte accélération
 
Cette difficulté majeure est de toute évidence source de difficultés économiques mais aussi de désordre dans les entreprises et par conséquence de souffrance.  A plus long terme c’est aussi une belle opportunité d’embarquer certaines personnes aujourd’hui très loin de l’emploi et de revaloriser les métiers dans les entreprises.
 
Les actions que nous pouvons mener pour répondre à cette crise sont à plusieurs niveaux :
  • Celui de chaque entreprise qui peut agir pour mieux recruter et fidéliser leurs collaborateurs à court et moyen terme
    Des professions elle-même
    De l’Etat
 
Les causes de la pénurie de main d’œuvre 
Ces causes
  • Sont multiples et différentes selon les secteurs et les métiers
    Certaines sont circonstanciels et d’autres sont structurels
    Il y en a certaines qui sont objectives et d’autres trouvent leur racine dans l’émotion.
 
On peut noter :
  • Le vieillissement de la population qui créé un déséquilibre structurel
    L’évolution culturelle du rapport au travail. La recherche du bien individuel et donc souvent du loisir prend plus de place.
 
  • Le déficit d'image et d'attractivité de certains métiers. Dans certains cas, ce déficit a été aggravé par la crise (Pb de ne pas/plus avoir la nécessité de travailler)
Ce déficit d’image touche tout particulièrement les métiers manuels qui garde une mauvaise image et dont les médias donnent une image négative.
  • Les conditions de travail perçues comme plus difficiles ou très contraignantes (Horaires, charge physique et mentale…)
 
  • La concurrence sur la main-d’œuvre entre entreprises et entre professions. Tout le monde a compris qu’il fallait recruter des profils atypiques et aller chercher dans d’autres secteurs… d’autant que pour certains, ils savent que cela les aidera à provoquer la rupture qu’ils cherchent.
    Dans le public la question est une question bureaucratique… et de répartition des tâches.
 
  • Le niveau inédit de création d'emplois en sortie de crise,
    L’impossibilité des personnels étrangers d’entrer en France
    La disparition d’employés des certains secteurs vers d’autres secteurs (Environ 20% des employés soit un peu plus de 230 000 employés dans l’hôtellerie)
 
Parmi les pistes d’actions pour les entreprises / les organisations professionnelles
1°) Prendre en main la formation. La mettre au cœur de l’entreprise. … comme façon de recruter…
  • Pour tout une sérier de raisons pour lesquelles, il y aurait plusieurs livres à écrire, il y a un décalage important entre l’enseignement professionnel et les besoins des entreprises.
    • Ecole de Brest qui forme à l’hôtellerie de luxe alors qu’il n’y a quasiment pas d’hôtel de luxe en Bretagne.
      Ecole du bâtiment dont les enseignants dissuader les élèves de rejoindre les entreprises du secteur. Nous prenions les élèves qui voulaient venir chez nous en les formant sur nos chantiers. Dans ces écoles les élèves étaient formés à la réalisation du « béton caverneux » une t’technique alors totalement obsolète.
      Et on ne parlera pas des difficultés de l’université… les statistiques des échecs en première année sont incroyables
L’enseignement professionnel n’a pas l’agilité suffisante pour s’adapter aux besoins.
 
  • Rapprocher l’entreprise de la formation. Ce peut être :
    • En allant dans les écoles parler de leurs entreprises et de leurs métiers soit encore mieux en investissant la formation.  L’enjeu est de donner envie… en montrant du gout pour ce que l’on fait.
      Former les élèves au travers de l’apprentissage ou des formes proches telles les écoles de production. Dans l’hôtellerie ce sera leur donner des éléments de technique mais surtout les responsabiliser et leur faire vivre la richesse de la relation client et le bonheur à exercer de l’hospitalité. Montrer que c’est un beau métier.
 
  • Former avec un sens dynamique. L’enjeu n’est pas seulement celui de l’entreprise à moyen terme, il est aussi celui à plus long terme des apprentis et nouveaux collaborateurs une opportunité à se préparer à des jobs différents.  Certains métiers peuvent créer une dynamique vers de nouvelles dynamiques.
 
 
2°) Travailler les conditions de travail et les modes de rémunération.
  • La difficulté des horaires compensée par des aménagement du temps de travail
    Amélioration des modes de rémunération
    Améliorer les conditions de travail (Transport, logement, horaire).
 
 
3°) Mobiliser tous les collaborateurs sur le sujet et rendre attirant l’entreprise
  • C’est apprendre à gérer de l’apprentissage
    Sensibiliser les personnes et les tuteurs… et lui donner envie…
    Apprendre à partager son métier et de son entreprise. Expliquer que l’on a une belle entreprise qui respecte, fait confiance, pour un métier génial… qui offre d’importante possibilité d’évolution quelque soit le bagage scolaire
    Créer du lien au sein des équipes
    Alléger de façon très structurelle et donner du sens
Plus généralement, être en vérité et en parler avec espérance…
 
 
4°) Multiplier les sources de recrutement
  • La question du travail du retraité (Avec des questions légales)
    Recruter dans les catégories les plus fragiles économiquement
    Recruter dans d’autres métier
    Travailler sur des contrats partagés
    Développer des relations fortes avec certaines écoles
 
5°) Travailler sur l’image du métier et de l’entreprise
  • Cela commence par l’ensemble des professionnels du métier mais aussi peut passer par des actions de communication au niveau des professions.  Difficile à monter si elles ne sont pas en échos de ce qui est vécu sur le terrain.
 
 
5°) Il y a une vraie difficulté liée à la gestion du chômage et du retour à l’emploi
Au niveau de l’etat, la question de l’indemnité de chômage reste une vraie difficulté. L’enjeu est de supprimer les aides de confort… mais rien n’est plus compliqué.
Distribuer selon des critères égaux (Quelque soit le lieu géographique, la situation familiale, la facilité à retrouver un métier…) de façon égale. La même chose pour tous… elle est aussi une source d’injustice.
La question est celle de l’employabilité. Faire travailler les gens qui sont en âge de travailler. Il y a aussi un vrai problème des gens qui sont dans le besoin de travail…
 
 
 
Point à apporter :
  • Très court terme où, c’est un peu chacun de son coté…
    Si la question est systémique, elle peut être l’occasion pour une profession ou un secteur de se réinventer.
    Court terme, c’est la concurrence entre profession, entreprise et secteur
 
A court terme :
Développer les formations en interne (Cf. les écoles de production)
 
 
 
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